Décor reconstitué· Les colonnes du temps
Les empires et les routes
801 av. J.-C. → 1450
Des colonnades et un aqueduc, un navire à voiles carrées et une caravane de chameaux, puis des clochers et des minarets qui montent derrière. Deux mille ans où la distance n'est plus un mur mais un coût.
Ce que montrent les données
L'architecture est l'Antiquité méditerranéenne que chacun se figure, et l'aqueduc y est pour une raison précise : il est le signe visible d'un État capable de concevoir un ouvrage public, de lever l'impôt qui le paie et de l'entretenir pendant des siècles. Le navire et la caravane portent l'autre moitié de l'argument, puisque les voies maritimes et les routes de la soie ont relié l'Eurasie d'un bout à l'autre pendant toute cette durée. Les clochers et les minarets ne paraissent que dans la dernière partie de la bande, après l'an 500, et ils sont là pour dire que ces siècles ne s'arrêtent pas à la chute de Rome.
Bornes et conventions
Le décor le plus eurocentré de la frise, et celui qui couvre la plus longue étendue historique. La Chine des Han et des Tang, l'empire Gupta et les États aurifères d'Afrique de l'Ouest appartiennent à ces siècles autant que Rome, et aucun n'y est dessiné.
Sources
- Scarre, C. (dir.) (2018). The Human Past, 4e éd. Thames & Hudson. Ouvrage de référence, à valider en relecture.
- Hodge, A. T. (2002). Roman Aqueducts & Water Supply, 2e éd. Duckworth. ISBN 9780715631713. Monographie, à valider en relecture.
- Liu, X. (2010). The Silk Road in World History. Oxford University Press. Monographie, à valider en relecture.
- Zohary, D., Spiegel-Roy, P. (1975), Science, doi:10.1126/science.187.4174.319
- D'Auria, A., et al. (2020), The Holocene, doi:10.1177/0959683619875812. Résumé lu.
- Bagnoli, F., et al. (2009), Molecular Ecology, doi:10.1111/j.1365-294x.2009.04182.x. Résumé lu.