Période· Les colonnes du temps
Antiquité
801 av. J.-C. → 500
La portion du passé où la lecture commence à rivaliser avec la fouille. Entre le VIIIe siècle avant notre ère et le Ve de la nôtre, plusieurs États ont tenu des archives assez denses pour qu'on suive leurs récoltes, leurs procès et leurs querelles.
Ce que montrent les données
Ces 1 300 ans sont ceux où les administrations méditerranéennes, perses, indiennes et chinoises ont produit et conservé des documents en quantité. Ce qui sépare la bande de celle qui la précède est donc documentaire plutôt qu'historique : non qu'il s'y soit passé davantage, mais que des gens dont c'était le métier en aient davantage écrit, et que des institutions qui y avaient intérêt en aient davantage gardé. C'est ici qu'une frise peut commencer à nommer des individus, et ici qu'elle doit commencer à demander qui a tenu le registre, et pourquoi.
Bornes et conventions
Un cadre européen, et ancien. Sa date de clôture, la chute de l'Empire romain d'Occident, n'a rien signifié en Chine, en Mésoamérique ni dans la plus grande partie de l'Afrique, où les mêmes siècles se découpent autrement, et pour d'autres raisons. Le nom est gardé pour la seule raison qui tienne encore : les lecteurs le connaissent. Ce qu'il date, c'est le calendrier d'une région, pas celui du monde.
800 av. J.-C. à 500 de notre ère. Périodisation méditerranéenne et proche-orientale.