TECHNIQUE

Une horloge dans tout ce qui a vécu

1949

Histoire · Époque contemporaine · Holocène · Méghalayen

En 1949, Willard Libby et James Arnold montrèrent que la faible radioactivité du carbone 14, absorbé par tout vivant et décroissant après la mort à un rythme connu, pouvait dater les restes organiques, en vérifiant la méthode contre des échantillons égyptiens d'âge connu. L'archéologie gagna une horloge absolue portant sur cinquante mille ans ; des décennies de calibration ont depuis corrigé la dérive naturelle de l'horloge.

Pourquoi c’est important

Avant le radiocarbone, la préhistoire flottait : des séquences sans années, des chronologies plaidées sur des styles de poterie. Cette seule méthode a épinglé les sites du monde sur une échelle commune et démoli en une nuit de chères théories diffusionnistes. La plupart des dates de cette frise même, des derniers Néandertaliens aux premiers paysans, sont des dates radiocarbone ; l'outil fait partie de l'histoire humaine qu'il mesure.

Datation et incertitude

Les articles fondateurs de la méthode parurent en 1949, vérifiés contre des objets égyptiens d'âge connu. L'horloge brute exige une calibration, le radiocarbone atmosphérique ayant fluctué ; les courbes successives, bâties sur les cernes d'arbres et d'autres archives, sont ce qui change les mesures en dates calendaires. La moitié des dates de ce corpus s'y appuient.

Sources

  1. Arnold & Libby (1949), Science · Age determinations by radiocarbon content: checks with samples of known agedoi:10.1126/science.110.2869.678
  2. Taylor (2016), Springer · Radiocarbon dating: development of a Nobel methoddoi:10.1007/978-3-319-25643-6_2
  3. Millard (2008), Bayesian Analysis · Comment on article by Blackwell and Buckdoi:10.1214/08-ba309b

L’histoire de l’espèce en une journée

23:59:3821,1 s avant minuit

si les 315 000 ans d’Homo sapiens étaient ramenés à un seul jour

Voir sur la frise