TECHNIQUE

La drogue de feu

~900 de notre ère

Histoire · Moyen Âge · Holocène · Méghalayen

La poudre commença en remède raté : des alchimistes d'époque Tang, chassant l'immortalité, trouvèrent un mélange de salpêtre, de soufre et de charbon qui brûlait furieusement, et l'appelèrent la drogue de feu. Les armées chinoises en firent des lances de feu, des bombes, des fusées puis, au treizième siècle, de vrais canons ; les guerres mongoles portèrent ensuite toute la panoplie à travers l'Eurasie, où elle refit les sièges, les États et, à terme, l'équilibre des continents.

Pourquoi c’est important

La poudre a clos la logique militaire des murailles et des élites à cheval, et les États qui l'ont maîtrisée, levant l'impôt et le soldat pour payer les canons, sont devenus les puissances centralisées de l'ère moderne. Son histoire est aussi un correctif dit deux fois sur cette frise : comme l'imprimerie, elle était une technique chinoise mûre bien avant que la version européenne n'entre dans les manuels au rang d'invention. Ce qui voyagea le plus vite sur les routes mongoles, c'est le feu.

Datation et incertitude

Des alchimistes chinois en quête d'élixirs mêlèrent salpêtre, soufre et charbon vers le neuvième siècle et nommèrent le résultat huoyao, la drogue de feu ; toutes les armes à poudre de base, canons compris, furent développées en Chine avant que la technique traverse l'Eurasie avec les guerres mongoles du treizième siècle. Sa suite, et la fortune des gros canons en Europe, est un débat central de l'histoire comparée.

Sources

  1. Lorge (2024), China and Asia · Exporting gunpowder to Eurasiadoi:10.1163/2589465x-05020002
  2. Tse (2024), China and Asia · War as a means of cultural transfer (special issue introduction)doi:10.1163/2589465x-05020001
  3. Nefedov (2024), History and Modern Perspectives · To the question of the creation and distribution of gunpowder weaponsdoi:10.33693/2658-4654-2024-6-1-113-118

L’histoire de l’espèce en une journée

23:54:515 min 9 s avant minuit

si les 315 000 ans d’Homo sapiens étaient ramenés à un seul jour

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